Les fleurs de la désobéissance ( Châteaubriant – 18 octobre 2009)
La 68ème commémoration des fusillades de Châteaubriant, en Loire-Atlantique, s’est achevée par une évocation artistique de haute tenue. Intitulé « Les Fleurs de la désobéissance », le spectacle offert aux quatre mille personnes (selon « Ouest-France ») rassemblées à La Sablière en ce 18 octobre a mis l’accent sur les actes de résistance et de solidarité manifestés à l’égard des internés du camp de Choisel par les populations du Castelbriantais.
Voilà qui tranchait singulièrement avec les valeurs prônées par nos médias nationaux et développées jusqu’à écœurement, de « Ko-Lanta » en « Maillon faible », où dominent performance individuelle, égoïsme, opportunisme et mensonge. Voilà qui permit de se ressourcer, grâce aux deux cents bénévoles engagés dans la mise en scène d’Alexis Chevalier.
Quatre-vingt-dix minutes, c’est finalement court pour parcourir les cinq années noires de l’Occupation. Et comment y parvenir sans effets spéciaux ni images de synthèse à la mode ? Le pari a été tenu et gagné assurément. Les comédiens interviennent avec conviction, racontent comment tout un peuple a su vaincre la barbarie grâce aux valeurs de solidarité, grâce à l’union de femmes et d’hommes de toutes origines et conditions.
L’évocation artistique du rassemblement de Châteaubriant se termine traditionnellement par la chanson de Léo Ferré « L’Age d’or », reprise par l’ensemble du public, parfaitement conscient que nous n’avons atteint que l’âge du béton (forme actuelle de l’âge de la pierre taillée) et que beaucoup de combats restent à mener. L’Age d’or ne viendra pas tout seul !
Merci à tous ceux qui nous permettent, chaque année, d’assister à un spectacle de qualité sans cesse renouvelée.
