Souge, 2016

74 ans après les premières fusillades, le souvenir reste. Cette année 2016, la traditionnelle cérémonie d’hommage aux 256 fusillés au camp militaire de Souge-Martignac-sous-Jalles (33) a eu lieu le dimanche 23 octobre en présence des autorités civiles, militaires et religieuses, de 30 porte-drapeau et de près de 300 personnes.
Les visiteurs pouvaient consulter la nouvelle exposition installée sous une tente, à l’entrée du mémorial. Faite par des membres de l’association, elle retrace, en 21 panneaux, l’histoire de tous les fusillés de Souge de 1940-1944. Conçue avec des outils modernes, présentée sur  des « kakemono » , cette exposition est facilement transportable et utilisable par des associations, des scolaires, etc. Les aides financières de certains élus, de plusieurs communes de Gironde, de partenaires ont permis la réalisation de ce superbe travail d’Olivier et Denis, adhérents de l’association.
La cérémonie s’est déroulée suivant la tradition :
cérémonie des couleurs, discours, appel de tous les morts, dépôt de gerbes. Celle de notre association a été déposée par notre président, Jean Darracq, accompagné d’une fille de fusillé.
Les discours  ont été prononcés par Jean Lavie, secrétaire de l’association de Souge, qui  a rappelé les jugements sommaires,  les fusillades d’otages civils, leurs conditions, les massacres  et le sous-préfet de Langon, M. Suzanne, représentant Pierre Dartout, préfet de la Gironde et de la région Nouvelle Aquitaine.
Après La Marseillaise, Le Chant des Partisans a été interprété par Cindy, arrière-petite-fille de André Sedze-Hoo, fusillé à Souge le 21 septembre 1942. Moment très émouvant.
La cérémonie officielle terminée, quelques familles et amis se sont rendus à la 1ère enceinte pour rendre hommage aux 50 fusillés du 24 octobre 1941. Avant le dépôt des gerbes, Alain Lagardère, président de l’ANCAC-Gironde a pris la parole, relatant la tragédie passée en ce lieu et a demandé un moment de recueillement. Comme tous les ans, la cérémonie suivie par une petite assemblée s’est déroulée dans la simplicité et l’émotion.
À Bordeaux, le 21 septembre 2016, à l’appel de l’Union départementale CGT de la Gironde, un hommage a été rendu, à la bourse du travail de Bordeaux,  aux 70 fusillés de Souge  le 21 septembre 1942.

Michèle Vignacq

Souge, 2015

La commémoration des 70 fusillés du 21 septembre 1942, à la Bourse du travail de Bordeaux, est traditionnellement l’occasion pour l’UD-CGT 33 et l’Association du Souvenir des Fusillés de Souge de coupler l’honneur aux victimes avec une initiative tournée vers l’actualité.
Cette année le débat a pris une forme originale. Un acteur de théâtre assis dans le public posait des questions provocantes et, en guise de ré- ponses, six hommes et femme disséminés dans la salle lisaient et déclamaient à tour de rôle, des passages d’un livre intitulé En finir avec les fausses idées propagées par l’extrême droite. Écrit par Yves Bulteau, cet ouvrage a été publié aux Éditions de l’Atelier en 2012.
Ainsi, à douze affirmations sur l’accueil des étrangers, les prestations sociales, les droits des sans-papiers, l’Europe, le « tous pourris », le droit de vote des étrangers, la victimisation des Juifs, la place des femmes, l’insécurité, la préfé- rence nationale, le besoin d’un chef pour régler les problèmes, il a été répondu : « FAUX ! »
La conviction de ces acteurs d’un jour a permis de mettre en valeur une argumentation riche et bien sentie.
Jean Lavie
« En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite » : pour 5€ et en 164 pages, 73 affirmations erronées sont contrecarrées dans cette publication ; elle a été le fruit d’un partena- riat entre l’Institut de recherches de la FSU, la Ligue des droits de l’Homme, l’Union syndicale Solidaires, VO Éditions… et le soutien de mul- tiples formations syndicales et lycéennes.


Souge, 26 octobre 2014

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En Gironde, au camp militaire de Souge (commune de Martignas-sur-Jalle), 256 patriotes ont été fusillés entre 1940 et 1944.

2014, 70e CÉRÉMONIE : HOMMAGE 102 FUSILLÉS DE 1944
20 fusillés le 10 janvier
17 fusillés le 25 janvier
1 fusillé le 1er février
1 fusillé le 10 février
1 fusillé le 25 mars
7 fusillés le 1er avril
2, fusillés le 24 avril
6 fusillés le 9 mai
47 fusillés le 1er août

Le 28 août 1944, la ville de Bordeaux était libérée.

Pendant quatre ans, l’Association du Souvenir des Fusillés de Souge a organisé des cérémonies commémorant les fusillades qui se sont succédées de 1940 à 1943. Cette année, le dimanche 26 octobre, elle a voulu rendre hommage aux 256 fusillés de Souge, en les associant tous dans une seule et même cérémonie.
Sur des fils tendus entre les pins, le long du cheminement, de part et d’autre des stèles, 256 affichettes sont suspendues sur deux niveaux. Elles reprennent les années, les dates des exécutions, le nom, le prénom, l’âge de chaque fusillé, avec une photo pour certains. En avançant vers la deuxième enceinte, en longeant le mémorial, cette succession d’affichettes provoque une émotion intense, indescriptible et rend encore plus réelles les atrocités commises à Souge. En fin de parcours, rappelant leurs biographies, un hommage est rendu également aux 17 femmes (épouses, compagnes, mères des fusillés) toutes déportées et mortes (pour 14 d’entre elles) à Auschwitz-Birkenau, en 1943.
La cérémonie a débuté par un accompagnement musical, en présence des autorités civiles et militaires, de 30 porte-drapeau et plus de 300 personnes. Temps magnifique et déroulement traditionnel : allocutions de Jean Lavie pour l’association organisatrice, du sous-préfet Simon Bertoux, représentant M. le Préfet d’Aquitaine ; appel, par des jeunes, des 256 morts ; dépôt de nombreuses gerbes puis Marseillaise et Chant des Partisans, le tout dans un total recueillement. Une gerbe a été déposée au nom de notre association. Notons la présence du porte-drapeau, de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, et de Robert Créange, secrétaire générale de l’Association pour le Souvenir des Fusillés du Mont-Valérien.
La cérémonie officielle terminée, de nombreuses personnes (familles et amis) sont allées se recueillir à la première enceinte, lieu d’exécutions, le 24 octobre 1941, de 50 patriotes. Avant le dépôt de plusieurs gerbes, Alain Lagardère, président de l’Association nationale des Cheminots Anciens Combattants (ANCAC), section de la Gironde – a pris la parole et demandé un moment de recueillement. Cérémonie toujours aussi émouvante tant par sa solennité que par sa simplicité.
Michèle Vignacq


Les 256 de Souge – Fusillés de 1940 à 1944

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Sous ce titre, le « Comité du souvenir des Fusillés de Souge » a voulu honorer, par un ouvrage, les Résistants et Patriotes tombés au cours de l’Occupation sous les balles nazies, dans un camp militaire du département de la Gironde. Ce livre témoigne de « qui étaient ces Fusillés ». Il reprend leur état civil, leurs situations personnelles et professionnelles, leurs engagements politiques, idéologiques, leurs actions de résistance, les conditions de leur arrestation, condamnation et exécution ; il expose leurs biographies et précise les dates des fusillades, isolées ou massives.

Cet ouvrage rappellera que le camp de Souge, non loin de Bordeaux, a été le second lieu de fusillades en France après le fort du Mont-Valérien, près de Paris. L’action du comité y sera présentée et, en conclusion, Georges Durou, son président, illustrera la démarche mémorielle que ces événements et ces héros méritent.
Jusqu’au 30 juin 2014, une souscription est ouverte, proposant le livre au prix de 15 € (emballage et port compris).

Les chèques sont à libeller à l’ordre des Éditions du Bord de l’eau ; ils sont à adresser au Comité du Souvenir des Fusillés de Souge – Bourse du travail, 44 Cours Aristide Briand – 33000 Bordeaux.


Cérémonies en hommage aux Fusillés de Souge (2013)

Le 21 septembre1942, 70 patriotes sont fusillés au camp de Souge, en Gironde.

ANF_SOUGE_2014

20 septembre 2013 Comme tous les ans, à la Bourse du travail de Bordeaux, l’Union départementale CGT et le Comité du Souvenir des Fusillés ont organisé un rassemblement en leur mémoire : allocution de la secrétaire de l’union départementale CGT, dépôt de gerbe, lecture des 70 noms par deux enfants de Fusillés ont été suivis par une soixantaine de personnes. Un vin d’honneur a clôturé la soirée.
20 octobre 2013 Par un temps magnifique, la commémoration du 70ème anniversaire des fusillades de 1943 s’est déroulée au camp de Souge (commune de Martignas-sur-Jalle, Gironde). Comme les années précédentes, des affichettes étaient accrochées sur une corde, portant les noms de Gustave Deflandre, fusillé le 4 janvier 1943 et de René Hontangs, fusillé le 13 octobre 1943.
L’année 1943 voit, entre autres événements, l’intensification des déportations. Aussi, le comité de Souge a rendu, ce dimanche, un hommage particulier aux épouses, compagnes ou mères des fusillés de Souge mortes en déportation. Près de la stèle érigée en 2010 à leur mémoire, une corde était tendue ; des affichettes suspendues reprenaient pour chacune d’elles leur identité, leur parcours de Résistante, leur départ vers les camps de la mort, leur numéro matricule et la date de leur décès. La plupart d’entre elles étaient dans le convoi du 24 janvier 1943 et sont décédées à Birkenau. Les familles de ces 17 couples étaient conviées à la cérémonie à laquelle participaient les autorités civiles et militaires en présence de plus de 300 personnes et 30 porte-drapeau.
Les allocutions ont été prononcées par Jean Lavie au nom du Comité et par le sous-préfet d’Arcachon, représentant le préfet d’Aquitaine et de Gironde. Moment toujours émouvant, l’appel des 256 fusillés identifiés (lecture précisant les dates d’exécution, nom, prénom et âge… assortis de la mention « Mort pour la France »). De nombreuses gerbes ont été déposées dont celle de notre association. Après La Marseillaise, la cérémonie s’est terminée par Le Chant des Partisans.
Quelques familles et amis se sont rendus à la « première enceinte », lieu d’exécution de 50 patriotes le 24 octobre 1941, cérémonie toujours aussi sobre mais combien émouvante. Georges Durou président du comité y a fait une brève intervention.
14 novembre 2013 Visite du Mémorial par le lycée Jacques Brel, de Lormont. Les élèves se montrent toujours attentifs et intéressés par l’Histoire des Fusillés de Souge.
Michèle Vignacq


Exposition « Fusillés de Souge » (2012)

Lors de la cérémonie du 21 octobre 2012 à Souge, à la demande de notre Comité du Souvenir, quelques élèves de l’Ecole d’Enseignement Supérieur d’Art de Bordeaux ont accepté le principe de tenter d’exprimer, par le graphisme, ce que les Fusillés de Souge représentent pour eux. Le 8 février 2013, monsieur Vernejoul maire de Martignas-sur-Jalle et le comité ont accueilli leurs nombreux invités au vernissage de l’exposition des travaux accomplis et regroupés sous le titre : « Fusillés de Souge – regards d’aujourd’hui ». Une permanence s’apprêtait à recevoir le public deux jours durant.
Les élèves et auteurs présents ont répondu aux questions posées sur leurs œuvres très personnelles, abstraites et intrigantes. Parmi les thèmes, procédés et motifs retenus : l’effacement de la mémoire par le temps, la colorisation de photos anciennes pour leur redonner vie, la distance chiffrée entre les lieux de naissance de quelques Fusillés et le lieu de leur exécution. Nos remerciements vont à ces élèves qui, au départ, semblaient tout ignorer des Fusillés de Souge et qui, en moins d’une semaine, sont partis à la découverte de documents divers, ont appréhendé un sujet neuf et transcrit leurs impressions et sentiments. Merci également à leurs professeurs.
En complément de cette exposition, sur un fil de fer barbelé et une corde tendus dans la salle (symboles de cette période de la Guerre de 1939-1945), étaient épinglées 37 superbes photos des cérémonies à Souge au fil des années. Merci au photographe de la ville de Martignas et à Guy Mallié, à qui nous devons cette belle idée.
Michèle Vignacq


Souge : octobre 1941 – octobre 2011

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70 ans – premières fusillades massives dans le camp militaire de Souge, en Gironde. 50 patriotes, internés pour la plupart depuis le 22 novembre 1940, sont passés par les armes le 24 octobre 1941. Pour commémorer le 70ème anniversaire de cette tragédie, le Comité du Souvenir des Fusillés de Souge avait invité l’assistance à se rendre d’abord (ce qui est inhabituel) sur le site même de ces fusillades-là, appelé « la première enceinte ». Sur un filin tendu entre des arbres, des affichettes étaient accrochées. Sur un fond stylisé de silhouette humaine, elles indiquaient le nom, le prénom, la date de naissance et l’âge de chaque Fusillé. Une photo pour beaucoup d’entre eux. Et l’inscription : « Fusillé à Souge, le 24 octobre 1941 »…
En présence des autorités civiles et militaires, la cérémonie, avec appel des morts, dépôt de gerbes, et Marseillaise, s’est déroulée devant une assistance recueillie. Certaines personnes n’étaient jamais venues en ce lieu sobrement et dignement aménagé.
Puis, le cortège des voitures s’est acheminé vers la deuxième enceinte et son mémorial où la cérémonie s’est poursuivie. Les allocutions de Mme. Dominique Mazon, membre du comité, de Georges Durou, président, puis de M. Varin, au nom de l’ANACR et de Monsieur le Sous-Préfet de Blaye ont clos ces moments toujours empreints d’émotion et de recueillement. Parmi les 350 personnes assistant à cette cérémonie, se remarquait la délégation des Jeunesses communistes qui a fait la haie d’honneur et déposé une gerbe à chacune des « enceintes ».
M.V

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