Author: ANFFMRF_A (page 1 of 10)

Conférence en ligne

 Pluralité des messages, usages concurrents de l’espace, passage des générations, le Mont-Valérien depuis qu’il est devenu un haut lieu de la répression allemande sous l’Occupation doit relever le défi de rendre présent le passé qu’est la Seconde Guerre mondiale. »

Fabien Théofilakis

Lieu d’hommages mais aussi de conflits mémoriels et politiques, le Mont-Valérien est aujourd’hui un espace de transmission des mémoires et de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Dès l’après-guerre, il évolue au gré des appropriations entreprises par de multiples acteurs pour répondre à des contextes, des besoins et des volontés complexes. Non consensuels, ces différents usages ont créé des tensions, des conflits. Finement étudiées, les traces de ces récits restent identifiables aujourd’hui.
Analyse, décryptage et déconstruction par Fabien Théofilakis, mercredi 2 décembre à 18h30.
Inscription nécessaire
Visioconférence organisée dans le cadre de l’exposition « [Dé]construire les mémoires. Récits, pratiques & acteurs au Mont-Valérien, de la Seconde Guerre mondiale à nos jours » et de la publication du catalogue d’exposition.
N’hésitez pas à participer à ce premier « Rendez-vous Virtuel du Mont-Valérien » et à relayer l’information au sein de vos propres réseaux !
L’INTERVENANT
Historien français spécialiste de la captivité de guerre et des rapports franco-allemands au xxe siècle, Fabien Théofilakis est maître de conférences à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains. Il est actuellement détaché au Centre Marc Bloch (Berlin, Allemagne).
Il est l’auteur d’une thèse majeure sur Les prisonniers de guerre allemands. France, 1944-1949. Une captivité de guerre en temps de paix (Fayard, 2014). Il a également codirigé, avec Anne-Marie Pathé, l’ouvrage La Captivité de guerre au xxe siècle : des archives, des histoires, des mémoires (A. Colin, 2012).
Fabien Théofilakis a assuré la direction scientifique du catalogue de l’exposition [Dé]construire les mémoires. Récits, pratiques & acteurs au Mont-Valérien, de la Seconde Guerre mondiale à nos jours (Ministère des Armées, 2020).

Amicale de Châteaubriant Voves Rouillé Aincourt

Quelques photos souvenirs de la dernière commémoration à Châteaubriant, sous un beau soleil. (c) Jean-Louis Olivier

Publiée par Amicale de Châteaubriant Voves Rouillé Aincourt sur Vendredi 30 octobre 2020

10 octobre 2020

L’Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la  Résistance française et de leurs Ami(e)s (ANFFMRFA)

Vous invite

À la Cérémonie d’Hommage

Aux Résistants Fusillés dans la Région Parisienne

Et inhumés au Cimetière parisien d’Ivry.

SAMEDI 10 OCTOBRE 2020 à 15h

Rassemblement (à 14h45)

Devant l’entrée du cimetière parisien d’Ivry

Avenue de Verdun (nationale 305) – Ivry-sur-Seine.

Métro porte de Choisy, bus 183

Cérémonie commémorative du camp d’internement d’Aincourt

Samedi 3 octobre 2020 à 15 H
à l’entrée du Groupement Hospitalier Intercommunal du Vexin dans le parc de la Bucaille, à Aincourt (Val-d’Oise),
se tiendra la cérémonie commémorative du 80ème anniversaire de l’ouverture du camp d’internement d’Aincourt.

Le dépôt de gerbes sera suivi de :
– L’allocution d’Emmanuel Couesnon, Maire d’Aincourt, Membre du Conseil d’Administration de « Mémoire d’Aincourt »
– L’allocution de Solveig Hennebert, Membre du Conseil d’Administration de « Mémoire Vive des convois des 45 000 et des 31 000 »
– « Histoires du camp oublié »

Une évocation théâtrale de la Résistance présentée par le Théâtre des Oiseaux.
Conception et mise en espace : Bernard Martin Fargier.

TÉLÉCHARGER L’INVITATION

Le N°273 de Châteaubriant vient de paraître

Parution du N°18 de « La Lettre du Mont-Valérien » – Juin 2020

JNR 2020 : Message de Guy Hervy, coordonnateur du comité de pilotage de la JnR

Chers ami.e.s,

Dans des formes et moments librement choisis par vos associations et organisations, vous avez donné à cette Journée Nationale de la Résistance 2020 une densité que ne la ramener qu’à la cérémonie devant l’immeuble où s’est réunie le CNR pour la première fois, malgré sa remarquable tenue contrainte par le cadre des mesures réglementaires, ne saurait à elle seule porter en ce 75e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie.

Au nom de toutes les organisations et structures qui animent la Journée Nationale de la Résistance en région parisienne, au côté de Madame Geneviève Darrieussecq – Secrétaire d’État aux Armées De Madame Anne Hidalgo Maire de Paris, De Monsieur Jean-Pierre Lecoq Maire du 6e arrondissement de Paris, Jean Rol Tanguy Président du Comité Parisien de la Libération a fleuri la plaque rue du Four au nom de toutes les organisations et associations.

Daniel Méric président de la fédération des ACVG de la RATP et membre du Comité de pilotage de la JNR a lu en notre nom le message d’accueil avant que Madame Darrieussecq ne prenne la parole.

Cette cérémonie simple mais forte a été suivi à 18h30 par le ravivage de la Flamme après le fleurissement de la tombe du soldat inconnu. Jean Rol Tanguy a déposé une gerbe de fleurs en notre nom à tous.

Ce même jour, un nombre que nous ne maîtrisons pas d’initiatives très diverses, un très grand nombre d’espaces publics portant la mémoire de la Résistance, de ses héros de ses martyrs ont été embellis par des gerbes, bouquets, simples fleurs, accompagnés d’instant de recueillement.

La direction de la RATP a accueilli une telle initiative à la Station Guy Moquet

Comme cela a été fait pour le 8 mai, nous vous proposons de nous faire parvenir le texte des déclarations, les photos et enregistrement à la même adresse : 75anniversairedu8mai@gmail.com (pour ne pas démultiplier les points de chute) 

Nous pourrons ainsi rapidement réaliser un livre mémoriel virtuels à disposition de toutes et tous qui en gardera la trace.

Une telle diversité ayant un tel succès, construite dans des conditions si complexes, ne peuvent pas rester sans suite. Il nous faudra y réfléchir.

Bien Cordialement

Guy Hervy, coordonnateur du comité de pilotage de la JnR

Disparition de Cécile Rol-Tanguy

La famille Rol-Tanguy communique :

Cécile ROL-TANGUY est décédée ce jour 8 mai 2020 à 12 h 10, à son domicile de Monteaux (Loir-et-Cher), à l’âge de 101 ans. Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944.

Porteuse des plus hautes distinctions de la République (Grand Officier de la Légion d’honneur, Grand Croix dans l’Ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance), elle était emblématique de la place de femmes dans le combat contre Vichy et l’occupant nazi. Cécile ROL-TANGUY soulignait toujours qu’elle n’acceptait ces décorations qu’en hommage à toutes les femmes de l’ombre, rouages indispensables de la lutte clandestine. Aux déportées, aux internées, à toutes celles assassinées par l’ennemi et pourtant si souvent oubliées à l’heure de la victoire. A toutes les femmes qui, comme elle, une fois la guerre terminée, reprirent simplement leur place dans la vie quotidienne de leur famille et du pays.

Née Cécile LE BIHAN le 10 avril 1919, elle était la fille unique de François LE BIHAN, ouvrier électricien, militant du Parti Communiste Français depuis sa création en 1920 et dirigeant syndical de la CGT, déporté-résistant mort à Auschwitz en 1943 et de Germaine JAGANET, femme au foyer et résistante, elle aussi.

L’engagement de Cécile ROL-TANGUY date de 1936, du Front Populaire et de la guerre d’Espagne. C’est au Syndicat des Métaux CGT de Paris, où elle est employée, qu’elle rencontre Henri TANGUY, dirigeant des métallos parisiens, combattant volontaire dans les Brigades Internationales aux côtés de la République espagnole attaquée par Franco. Ils se marient en 1939, juste avant la guerre durant laquelle il est mobilisé en première ligne.

Dès la fin juin 1940, alors qu’elle vient de perdre leur premier enfant, Françoise, le jour de l’entrée de la Wehrmacht dans Paris, elle rejoint ce qui deviendra la Résistance. Elle tape des tracts, des journaux syndicaux et autres documents illégaux de la CGT interdite et travaille pour les avocats communistes qui défendent les premiers emprisonnées du régime de Vichy.

Le 18 août 1940, elle accueille Henri TANGUY à Paris, tout juste démobilisé. Le jour même, elle le met en contact avec les cadres clandestins de la CGT. Quatre ans plus tard, jour pour jour, elle tapera l’ordre de l’insurrection parisienne que son mari – devenu le colonel ROL, Chef militaire régional des FFI de l’Ile de France- lui dictera à l’aube de la semaine insurrectionnelle victorieuse de la capitale. Entre temps, le couple a plongé dans la clandestinité dès octobre 1940. Elle vivra alors, aux côtés de son époux dont elle est l’agent de liaison, la vie clandestine des résistants. Elle donnera aussi le jour – en mai 1941 et novembre 1943 – à deux enfants, Hélène et Jean.

Elle participera à la semaine insurrectionnelle de Paris du 19 au 26 août 1944, au cœur de la décision et de l’action, dans le PC souterrain du Colonel ROL, sous la place Denfert-Rochereau. Elle sera la seule femme présente quand le Général De Gaulle recevra l’Etat-Major des FFI d’Ile-de-France, le 26 août 1944 à l’Hôtel de Ville. Cécile et Henri Rol-Tanguy, avec Lucie et Raymond Aubrac, resteront comme les deux couples symboles de la Résistance intérieure française. Après-guerre, elle donnera naissance à deux autres enfants, Claire (1946) et Francis (1953) et demeurera l’indispensable collaboratrice de son mari.

Jusqu’à son dernier souffle, Cécile ROL-TANGUY témoignera de sa fidélité à l’utopie généreuse du communisme, à ses engagements de jeunesse pour la justice sociale et l’émancipation des femmes.

A la suite de son mari, décédé en 2002, Cécile était également Présidente de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance) et Présidente d’Honneur de l’ACER/AVER (Amis des Combattants en Espagne Républicaine/ Amicale des Volontaires en Espagne Républicaine). Jusqu’en 2014, elle animera régulièrement des échanges sur la Résistance avec des collégiens et lycéens. Enfin, en août 2019, elle assistera aux cérémonies du 75e anniversaire de la Libération de Paris.

Monteaux, le 8 mai 2020

SPECTACLES / MONT-VALÉRIEN / 2014-2019

L’Association pour le Souvenir des Fusillés du Mont-Valérien et d’Ile-de-France organise chaque année un spectacle avec des élèves commémorant la mémoire de la Résistance et des fusillés du Mont-Valérien.

Ne pouvant organiser son spectacle annuel à cause de l’épidémie de Covid-19, l’association a monté une vidéo d’une durée d’1h30 regroupant des extraits de chacun de ses 6 derniers spectacles.

Nous vous en souhaitons un agréable visionnage.

Disparition de Cécile Rol-Tanguy

La famille Rol-Tanguy communique :

Cécile ROL-TANGUY est décédée ce jour 8 mai 2020 à 12 h 10, à son domicile de Monteaux (Loir-et-Cher), à l’âge de 101 ans. Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944.

Porteuse des plus hautes distinctions de la République (Grand Officier de la Légion d’honneur, Grand Croix dans l’Ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance), elle était emblématique de la place de femmes dans le combat contre Vichy et l’occupant nazi. Cécile ROL-TANGUY soulignait toujours qu’elle n’acceptait ces décorations qu’en hommage à toutes les femmes de l’ombre, rouages indispensables de la lutte clandestine. Aux déportées, aux internées, à toutes celles assassinées par l’ennemi et pourtant si souvent oubliées à l’heure de la victoire. A toutes les femmes qui, comme elle, une fois la guerre terminée, reprirent simplement leur place dans la vie quotidienne de leur famille et du pays.

Née Cécile LE BIHAN le 10 avril 1919, elle était la fille unique de François LE BIHAN, ouvrier électricien, militant du Parti Communiste Français depuis sa création en 1920 et dirigeant syndical de la CGT, déporté-résistant mort à Auschwitz en 1943 et de Germaine JAGANET, femme au foyer et résistante, elle aussi.

L’engagement de Cécile ROL-TANGUY date de 1936, du Front Populaire et de la guerre d’Espagne. C’est au Syndicat des Métaux CGT de Paris, où elle est employée, qu’elle rencontre Henri TANGUY, dirigeant des métallos parisiens, combattant volontaire dans les Brigades Internationales aux côtés de la République espagnole attaquée par Franco. Ils se marient en 1939, juste avant la guerre durant laquelle il est mobilisé en première ligne.

Dès la fin juin 1940, alors qu’elle vient de perdre leur premier enfant, Françoise, le jour de l’entrée de la Wehrmacht dans Paris, elle rejoint ce qui deviendra la Résistance. Elle tape des tracts, des journaux syndicaux et autres documents illégaux de la CGT interdite et travaille pour les avocats communistes qui défendent les premiers emprisonnées du régime de Vichy.

Le 18 août 1940, elle accueille Henri TANGUY à Paris, tout juste démobilisé. Le jour même, elle le met en contact avec les cadres clandestins de la CGT. Quatre ans plus tard, jour pour jour, elle tapera l’ordre de l’insurrection parisienne que son mari – devenu le colonel ROL, Chef militaire régional des FFI de l’Ile de France- lui dictera à l’aube de la semaine insurrectionnelle victorieuse de la capitale. Entre temps, le couple a plongé dans la clandestinité dès octobre 1940. Elle vivra alors, aux côtés de son époux dont elle est l’agent de liaison, la vie clandestine des résistants. Elle donnera aussi le jour – en mai 1941 et novembre 1943 – à deux enfants, Hélène et Jean.

Elle participera à la semaine insurrectionnelle de Paris du 19 au 26 août 1944, au cœur de la décision et de l’action, dans le PC souterrain du Colonel ROL, sous la place Denfert-Rochereau. Elle sera la seule femme présente quand le Général De Gaulle recevra l’Etat-Major des FFI d’Ile-de-France, le 26 août 1944 à l’Hôtel de Ville. Cécile et Henri Rol-Tanguy, avec Lucie et Raymond Aubrac, resteront comme les deux couples symboles de la Résistance intérieure française. Après-guerre, elle donnera naissance à deux autres enfants, Claire (1946) et Francis (1953) et demeurera l’indispensable collaboratrice de son mari.

Jusqu’à son dernier souffle, Cécile ROL-TANGUY témoignera de sa fidélité à l’utopie généreuse du communisme, à ses engagements de jeunesse pour la justice sociale et l’émancipation des femmes.

A la suite de son mari, décédé en 2002, Cécile était également Présidente de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance) et Présidente d’Honneur de l’ACER/AVER (Amis des Combattants en Espagne Républicaine/ Amicale des Volontaires en Espagne Républicaine). Jusqu’en 2014, elle animera régulièrement des échanges sur la Résistance avec des collégiens et lycéens. Enfin, en août 2019, elle assistera aux cérémonies du 75e anniversaire de la Libération de Paris.

Monteaux, le 8 mai 2020

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